Opitrip story – épisode 2 : A la découverte de Cuba et de la sharing economy

Opitrip story - sharing roots

Nous vous en parlions il y a quelques semaines du 1er épisode en Islande des Sharing Roots (Alias Clémence & Clémence) dans leur périple autour du monde en utilisant uniquement la consommation collaborative. Aujourd’hui découvrez leurs aventures à Cuba !

 

  1. Vous avez choisi les pays de votre tour du monde en fonction de certaines spécificités nationales (politiques, économiques, sociales, environnementales) qui donnent à voir sous un visage nouveau ces pratiques collaboratives. Quelles sont vos impressions sur le sujet à Cuba ?

 

Tout d’abord, il n’y a presque pas d’entreprises collaboratives présentes à Cuba. En effet, la législation du pays rend toute initiative collaborative très compliquée (les initiatives entrepreneuriales sont limitées, l’accès restreint à internet…). Par exemple, il n’est pas légal d’être hébergé gratuitement par un local sur Couchsurfing !
Cependant, l’entraide au sein de la communauté cubaine nous a semblée très ancrée dans les mœurs. Une fois dépassée la relation commerciale liée à notre statut d’européennes – et qui fait de nous des portemonnaies ambulants – les cubains sont d’une générosité sans nom et toujours prêts à rendre service. De façon naturelle, ils pratiquent le troc, échangent et partagent ! L’économie collaborative est déjà présente dans la culture cubaine.
Le futur de l’économie collaborative à Cuba nous semble plutôt opportun : normalisation des relations avec les Etats-Unis, dérégulation et assouplissement des règles instaurées par le régime de Castro, ouverture technologique et démocratisation d’internet sont autant de facteurs qui doivent favoriser le développement de l’économie du partage sur l’ile !

 

  1. Les Sharing Roots, c’est avant tout un défi, celui d’utiliser uniquement les réseaux de l’économie collaborative pour vous déplacer, vous nourrir et vous loger. Alors défi relevé à Cuba ?

 

Durant les 3 premières semaines, nous avons relevé tous ces défis grâce au site collaboratif Find A Crew qui nous a permis de rejoindre Alejandro, un marin colombien de 31 ans sur son voilier. Pendant ces 3 semaines nous avons partagé son quotidien et navigué autour de l’ile en échange d’un coup de main sur le bateau !

Ensuite, Alejandro nous ayant débarqué dans un port à l’extrémité ouest de l’ile, notre défi a alors été de rejoindre la Havane en STOP ! Difficile le stop (cojer botellas) d’autant que la concurrence est rude (il y a très peu de voitures à Cuba et le stop est un sport national !) et qu’on nous propose souvent de nous prendre en stop moyennant une somme d’argent – parfois supérieure au prix des taxis… Après des heures sous le cagnard, on y arrive finalement !

 

Pour dormir, lors de notre périple entre le port et la Havane, nous avons logé chez l’habitant, dans ce qui s’appelle ici des « casas particulares » : c’est en fait le même concept que Airbnb mais sans passer par internet ! Concernant les « casas particulares », on n’arrive toujours pas à se décider si oui ou non il s’agit d’économie collaborative : loger chez l’habitant certes mais rarement sur fond de partage et de rencontre humaine…

A la Havane, malgré la législation, nous avons eu la chance de trouver un Couchsurfing brésilien Frederico J

 

  1. Comme dit dans la question précédente, avez-vous rencontré des obstacles à Cuba ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?

 

Oui ! Déjà, l’absence d’internet compromet l’accès aux plateformes collaboratives…

Par ailleurs, comme mentionné plus haut, la monétisation systématique étant donné notre statut de « touristes » rend le stop difficile par exemple. Seule manière de surmonter cet obstacle : de la patience et beaucoup de crème solaire !

 

 

  1. Pour les voyageurs adeptes de l’économie collaborative, la rencontre humaine est souvent un moteur. Pour vous, quelle est votre plus belle rencontre à Cuba ?

 

Sans l’ombre d’un doute, et en dépit de la richesse des rencontres faites sur notre route, la plus marquante des rencontres restera celle d’Alejandro avec qui nous avons passé 3 semaines sur un bateau de 33 pieds (forcément la promiscuité crée des liens – tout comme l’antivomitif mer calme !).

 

  1. Quel est votre plus grosse surprise à Cuba ?

 

Une fois dépassée la relation commerciale, les cubains sont d’une gentillesse et d’une générosité sans limite ! A titre d’exemple, on s’est faites prendre en stop par un taxi une fois, par un touktouk la fois suivante, ou même par des guides en chevaux avec leur groupe de touristes… Alors que dans tous les cas, il s’agit de leur profession et de leur gagne-pain !

 

  1. Quelle est votre plus belle découverte touristique à Cuba ?

 

Viñales sans aucun doute : village loti dans une vallée magnifique et entourée de montagnes ! Nous y avons passé une journée sur notre route pour la Havane, et en avons profité pour trekker : les paysages sont à couper le souffle !

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